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Le First Person View et la Réalité Virtuelle dans l’univers des drones

Se sentir comme réellement embarqué à bord de son aéronef radiocommandé a un aspect ludique indéniable qui attire fortement. Le First Person View (FPV), c’est cela à la base. Mais à côté du plaisir immédiat, cette fonction est une aide précieuse au pilotage d’un drone dans certaines situations spécifiques. Comme nous le voyons dans notre dossier sur les drones, certaines applications vont pouvoir tirer parti de ce système immersif, complémentaire à la radiocommande classique.

On peut en premier lieu citer le domaine de la course. Un pilote de racer doit réagir le plus rapidement possible à son environnement. En oubliant la distance qui le sépare de son aéronef, il va pouvoir mieux effectuer une manœuvre d’évitement ou bien viser le pylône qu’il doit frôler au prochain virage. Il va y trouver à la fois un gain dans son plaisir de pilotage, mais également une amélioration de sa performance. Comme le système est de plus en plus adopté dans le domaine de la compétition, il en devient presque incontournable.

En second lieu, un cadreur de vidéos aériennes va pouvoir connaître précisément le champ réel de la prise de vues qu’il se prépare à effectuer. Pour le pilote de drone de loisir, c’est l’assurance d’avoir réussi des plans qu’il va pouvoir ensuite monter durant sa phase de post production. Pour le pilote professionnel, c’est un gain de temps indéniable, donc d’argent.

Drones : le First Person View et la Réalité Virtuelle

VR et FPV, quelle signification pour un drone

L’acronyme FPV vient de l’anglais « First Person View », c’est la vue du passager de tête. Dans un avion ou bien un hélicoptère à taille réelle, la personne assise le plus à l’avant c’est le pilote.

VR est un acronyme qui signifie littéralement Réalité Virtuelle. C’est un abus de langage en ce qui concerne les drones, mais les matériels utilisés sont semblables. La Réalité Virtuelle consiste à créer des images de toutes pièces qui ressemblent à une réalité. Dans l’univers des aéronefs radiocommandés, on devrait plutôt parler de réalité augmentée puisqu’il est question de l’image du monde réel. Il s’agit, dans la vue issue de la caméra embarquée, d’ajouter des informations facilement interprétables pour faciliter le pilotage. On pense naturellement à l’affichage sur l’écran (OSD) des paramètres techniques tels la vitesse, le cap, l’altitude. On peut également reproduire des aides à l’atterrissage, au suivi d’un parcours préétabli, à des alertes concernant des objets fixes ou en déplacement.

À la base, un nouveau drone muni d’une caméra capable d’envoyer en temps réel la vidéo de sa caméra embarquée suffit à aborder ce domaine. Le boitier de la radiocommande intègre alors un écran de visualisation ou bien dispose d’un emplacement ou d’un port (généralement USB) pour accueillir une tablette. Certains systèmes de drones sont spécifiquement adaptés dès leur conception à la mise en œuvre de ces technologies fortement imbriquées, on les appelle des drones FPV.

Ajoutons un casque pour une sensation renforcée de vol en immersion

L’apparition des casques de Réalité Virtuelle, soit autonomes, soit destinés aux Smartphones, a naturellement donné des idées aux adeptes et aux concepteurs de systèmes de pilotage de drones. Plutôt que d’imposer au pilote de devoir baisser les yeux vers sa tablette, voici l’image qui vient à ses yeux. L’activité de pilotage va alors devoir se passer sans pouvoir voir le boitier de commande. Aussi, les systèmes habituels de radio commande avec de vrais joysticks seront préférés à un pilotage par une tablette tactile, qui ne propose pas de repères physiques.

Utiliser tout le champ de vision du pilote va lui faire perdre ses repères habituels concernant son propre équilibre. La position assise sera donc privilégiée par le pilote en vue immersive. De même, à titre de sécurité, il est important qu’une seconde personne soit prête à reprendre le pilotage classique à vue. Les casques proposés sont très différents les uns des autres. La technologie de la réalité virtuelle en général procède par tâtonnements afin de voir quels concepts vont rencontrer le succès.

Certains matériels, les plus simples d’accès, vont consister en une armature dans laquelle vous glisserez votre smartphone. Samsung a popularisé ce concept d’interactivité avec le Gear VR. D’autres vont réellement proposer de tout petits écrans, un pour chaque œil, avec un réglage dioptrique séparé. Le confor t d’utilisation, notamment en termes de fatigue oculaire, en est très fortement amélioré.

Aussi, nous vous conseillons de faire le point sur les offres dans notre article spécialisé : quel casque de réalité virtuelle pour son drone.

Poussons encore plus loin l’interactivité des nouvelles technologies, afin de piloter un drone sans les mains

Nous pouvons, avec les équipements destinés au vol en immersion, avoir la vue réaliste qu’aurait un pilote physiquement embarqué dans le modèle réduit radiocommandé. Les ingénieurs ont bien remarqué que la plupart des smartphones modernes comportent des circuits électroniques très intéressants pour interagir. Parmi ceux-ci se trouvent des capteurs de position et de mouvement. Secouer un iPhone pour annuler la dernière commande met bien en jeu ce type de circuits. C’est pareil pour le changement d’orientation de l’affichage de votre smartphone automatiquement du mode portrait au mode paysage. Un casque de Réalité Virtuelle tel l’Oculus Rift le fait parfois également.

C’est encore tout nouveau, et ce n’est pas très simple à appréhender, mais certains logiciels se proposent de transcrire les mouvements de votre tête en ordre de pilotage en temps réel. Cela peut également être une consigne de modification du cadrage de la caméra destinée à la prise d’images.

Quand dans notre titre nous évoquons la possibilité de piloter sans les mains, nous y sommes bien. Cela doit se limiter à certaines phases du vol. La sécurité et le réalisme imposent quand même que les phases de décollage et d’atterrissage soient commandées de façon plus classique. On peut rapprocher ce type d’utilisation du vol programmé. Celui-ci permet de libérer le pilote du suivi habituel de la trajectoire. Les phases critiques ou bien les incidents de vol se voient négociés également de façon habituelle.

Alors, quel matériel pour s’initier à ces nouvelles expériences

La plupart des drones proposent le retour, même sans la qualité maximale, de l’image en temps réel. Ils permettent donc d’accéder au monde du pilotage en immersion totale. Au niveau de l’aéronef lui-même, il n’y a pas réellement de spécificités obligatoires. Pouvoir demander l’incrustation dans l’image renvoyée de certaines constantes du vol est proposé par différents adaptateurs du moment que le drone est assez modulaire. Il est utile de passer en revue ce que les fabricants nous proposent actuellement sur le marché. Nos critères vont dépendre de notre utilisation. Choisirons-nous notre prochain drone chez DJI, Parrot, GoPro ou bien Hubsan ? C’est ce que nous vous proposons de voir dans notre article spécifique aux matériels : quel drone pour débuter en FPV.

On ne le rappellera jamais assez, le pilotage des drones civils doit toujours s’effectuer à vue. Seul un pilote de drone professionnel dûment formé et accrédité peut s’éloigner de ce cas, dans des circonstances encadrées par la DGAC. Utiliser un mode de pilotage futuriste pour l’interaction ne nous affranchit pas des obligations réglementaires. Aussi, s’embarquer virtuellement à bord de son quadricoptère doit toujours se faire en compagnie d’un deuxième pilote capable de parer aux imprévus.

Pour approfondir le sujet :