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Comment capturer de beaux panoramas avec un drone

Les drones civils radiocommandés ont révolutionné l’accès à la photographie aérienne et la vidéo à basse altitude. Facilement pilotable et bien stabilisé par son gyroscope, chaque appareil peut proposer des angles nouveaux avec sa caméra embarquée. Chacun peut s’amuser, dans certaines limites légales, à créer son propre montage vidéo. Il peut également le publier sur les réseaux sociaux. La haute résolution et les superbes paysages qu’il est amené à survoler nous font naturellement penser à utiliser nos aéronefs pour immortaliser des vues aériennes sous forme de panoramas.

Il s’agit d’une technique précise, mais qui ne demande pas réellement un drone spécifique. Votre drone professionnel DJI correspondra à ces besoins autant que votre Parrot. Même votre Hubsan X4 Desire de loisirs, muni d’une caméra HD, vous permettra d’essayer, du moment que vous en maîtrisez le pilotage.

Faire de belles photos panoramiques avec un drone

Un travail en deux étapes interdépendantes

Un panorama est habituellement constitué de la juxtaposition de plusieurs belles images dans un seul champ de vision. On va pour cela prendre des photos successives dans les mêmes conditions d’exposition et à des intervalles très rapprochés. Nous penserons également à opter pour une balance des blancs fixée pour l’ensemble en fonction des conditions météorologiques. On n’oubliera pas de régler la mise au point précisément sur l’infini ou l’hyperfocale, et de désactiver l’autofocus.

Afin de limiter le nombre de photos à assembler pour obtenir notre résultat final, nous allons privilégier des objectifs à focale relativement courte, du type grand-angle. Mais en deçà d’une limite, des déformations apparaissent sur les bords extérieurs. Au maximum, on en arrive aux photos de type fish-eye. Ces déformations particulièrement visibles au niveau de la ligne d’horizon rendent la création d’un assemblage panoramique très complexe, voire carrément impossible.

Des logiciels spécialisés dans le traitement de la photographie numérique, et pas seulement de la photo aérienne proposent de vous assister dans cette seconde tâche. Réaliser des panoramiques de qualité n’est pas seulement un travail de pilote de drone, mais également celui d’un photographe bien à l’aise avec les outils de post traitement.

Pour la prise de vue : stabilité et qualité des clichés

En photographie au sol, on prend les clichés successifs à l’aide d’un reflex numérique monté sur un pied bien stabilisé. Avec un drone, disposer d’un axe fixe autour duquel la caméra va pivoter n’est pas envisageable. On doit forcément procéder à un vol stationnaire très précis. On fait tourner notre drone sur lui-même, ou bien on commande la rotation de la nacelle de prise de vues. 

Certaines applications sur Smartphone proposent de gérer à votre place la rotation du drone ainsi que la prise de vues de façon régulière pendant ce temps. Cela peut être, certes, une aide, quoique la régularité absolue entre deux photos ne soit pas fondamentale pour l’étape suivante.

On peut, dans certains cas, procéder à la capture vidéo de la rotation complète de l’engin. Le logiciel qui interviendra plus tard se chargera d’extraire les éléments qui lui conviennent pour créer le panorama final. Cette seconde solution n’est pas privilégiée par les puristes. En effet, la résolution verticale d’une caméra full HD 1080p est de justement 1080 pixels. La résolution de la vidéo fournie par une caméra UHD 4k sera de 2160 pixels de haut. Mais en photographie pure, les capteurs peuvent largement mieux faire. Le capteur d’un drone PowerEgg par exemple va proposer des photos en 3264 pixels de haut, 50 % de plus que les images 4k qu’il supporte également. Et c’est un exemple volontairement pris dans les drones actuels proposés à moins de 1000 euros.

Une post production méticuleuse avec les logiciels adaptés

Chaque photo est récupérée en format brut (RAW) sur la carte micro SD après l’atterrissage. Elle est alignée avec sa voisine à l’aide de points dits de concordance. Il s’agit de définir dans la zone de recouvrement à quel endroit précis se trouve un élément fixe (coq du clocher, sommet d’un feu rouge, panneau de signalisation, etc.). Les programmes utilisés proposent souvent de les déterminer eux-mêmes. Mais, il faut toujours prévoir une phase de vérification et de correction manuelles. On voit resurgir la notion d’absence de déformation, notamment de l’horizon, à cause d’une focale trop courte. De même, comme les nuages bougent et souvent assez rapidement, les outils automatiques permettent classiquement de ne pas chercher de points de concordance dans le ciel.

Une fois que les différentes images sont bien calées les unes par rapport aux autres, il n’y a plus qu’à les assembler afin d’obtenir le panorama final. Nous avons privilégié l’exposition manuelle et constante pendant la prise de vues. Il y a peu de travail de ce fait par rapport au mode automatique qui aurait choisi une exposition différente pour chaque cliché.

Assembler 3 ou 4 photographies afin d’élargir énormément le champ visuel par rapport à une photographie simple donne un résultat souvent époustouflant. Le principe est extensible avec beaucoup de photos jusqu’à atteindre les 360 degrés du tour complet. Mais attention, il va falloir que votre ordinateur soit capable de gérer ces énormes clichés virtuels durant l’assemblage. N’espérez pas vous en sortir avec 4 Go de mémoire vive.

Pour approfondir le sujet :